PARRAINAGE : MACKY SUSPECTE DE VOULOIR ÉLIMINER DES CANDIDATURES

Le système de parrainage, une réforme constitutionnelle en vue de la présidentielle de 2019, est décrié par l’opposition sénégalaise qui y voit des manœuvres politiques du pouvoir visant à éliminer certaines candidatures. Le pôle des Non-alignés est d’avis que ce système «remet en cause les acquis des partis démocratiques. C’est une stratégie pour éliminer des candidats gênants. Pendant la concertation, nous avons invité le gouvernement à ne pas aller dans cette direction. Parce que le processus électoral doit être un processus qui évite au maximum les tensions politiques et les surlendemains électoraux agités.

C’est la raison pour laquelle nous nous sommes toujours battus pour que le parrainage ne soit pas validé», confie Déthié Faye dans le quotidien Lobservateur. Demander 1/10e des inscrits, c’est demander 70 000 signatures Pour Mamadou Diop Decroix, membre de l’Initiative pour des élections démocratiques (Ied), c’est la preuve que les concertations initiées par le pouvoir ne sont qu’un faire-valoir, étant donné que «Ceux qui étaient allés à cette concertation étaient tous opposés pour l’essentiel, au parrainage.

Dans le rapport qui a été produit, il est clairement dit que les autres sont opposés au parrainage. Mais ils l’ont instauré, contre l’avis même de ceux qui étaient là-bas», déplore-t-il. Issa Sall, secrétaire général du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), abonde dans le même sens et juge insensée cette réforme qui intervient à moins d’un an de la présidentielle, même si le parrainage n’est pas une nouveauté au Sénégal. Mais, «Pour un parti organisé, qui a un statut, un règlement intérieur, on ne peut pas comprendre qu’on puisse demander à ces partis d’être parrainés. Le président de la République n’a pas voulu avoir des candidats en face de lui. .. Quand vous demandez 1/10e des inscrits, cela veut dire que vous demandez à tout candidat, 70 000 signatures. C’est un travail supplémentaire qu’il va demander aux candidats. Ce qui fait que tous les candidats qui ne pourront pas l’avoir, ne seront pas en face de lui. Nous sommes de l’opposition. S’il advient qu’un candidat de l’opposition arrive au second tour, nous allons le supporter», promet toutefois Issa Sall.

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